L’opération m’a rendu mes gestes du quotidien
Christian,
65 ans, opéré du pouce gauche
Région Clermontoise
À la retraite depuis peu, Christian mène une vie active entre lectures, bénévolat en prévention routière et surveillances d’examens. En 2021, une douleur sourde apparaît au niveau du pouce gauche. D’abord discrète, elle finit par perturber des gestes qu’il ne questionnait même plus : tourner une clé, appuyer sur une poignée, saisir un verre… tout devenait source de gêne, parfois même d’appréhension.
Des douleurs naissantes qui viennent bouleverser le quotidien
Avant d’envisager la chirurgie, Christian suit les étapes habituelles recommandées dans la rhizarthrose :
En 2021, il commence à ressentir une gêne au pouce gauche : une douleur en pince, un manque de force, puis des gestes de plus en plus difficiles.
« Tourner une clé, appuyer sur une poignée… je ne me rendais pas compte à quel point ces gestes étaient importants jusqu’à ce qu’ils deviennent pénibles. »
La gêne s’intensifie, notamment à la conduite. Une radiographie confirme alors un début d’arthrose déjà avancé.
Traitements conservateurs : un soulagement trop court
Avant d’envisager la chirurgie, Christian suit les étapes habituelles recommandées dans la rhizarthrose :
- infiltration de gel : peu d’effet, le soulagement ne dure pas ;
- infiltration de cortisone : même résultat, un bénéfice très limité dans le temps ;
- port d’une orthèse prescrite par son rhumatologue : utile pour la conduite et certaines activités, mais plus suffisante.
En parallèle, il sait déjà reconnaître les symptômes de la maladie : un membre de sa famille a été opéré des deux mains, et lui a longuement partagé son expérience.
Une décision prise en confiance
Adressé à un chirurgien de la main, il découvre que l’atteinte articulaire est suffisamment avancée pour envisager une prothèse.
« Le chirurgien m’a expliqué que c’était le bon moment. La déformation commençait, et attendre compliquerait les choses. »
Rassuré par l’expérience positive de sa proche opérée par le même spécialiste, Christian choisit de franchir le cap sans appréhension.
Une récupération progressive, semaine après semaine
L’opération se déroule sous anesthésie du bras, suivie d’une nuit à la clinique.
Les premiers jours sont les plus délicats, mais la douleur reste très bien contrôlée. Porter une bouteille, écrire, cuisiner, tout est redevenu possible.
Les deux premières semaines, les mouvements sont limités. Puis une nette progression apparaît
« Les gestes reviennent, un par un. J’ai senti l’amélioration dès la troisième semaine. »
Attraper un verre, ouvrir une porte, conduire, se chausser… chaque repère retrouvé marque une étape. La kinésithérapie, menée sur plusieurs semaines, renforce encore les progrès.
Aujourd’hui, seule une légère raideur persiste.
« Je n’ai aucun regret »
Avec du recul, Christian évalue ce parcours avec sérénité :
« On ne peut pas vivre avec une douleur permanente. Quand on arrive au bout, l’opération s’impose. Je n’ai aucun regret. »
Son expérience illustre le chemin possible lorsque la gêne devient un frein au quotidien.
Christian a également partagé son histoire dans un article du Figaro consacré à la rhizarthrose, aux côtés de plusieurs professionnels de santé.
Conclusion
Le parcours de Christian illustre combien la chirurgie peut transformer un quotidien marqué par la douleur. Après des années de gêne et de limitations, il a retrouvé la liberté de réaliser ses gestes essentiels, sereinement et sans appréhension. Sa récupération progressive, semaine après semaine, témoigne des bénéfices possibles lorsque la rhizarthrose devient trop handicapante.
Pour toutes les personnes concernées par cette pathologie, son expérience rappelle qu’il existe des solutions adaptées, permettant de retrouver confort, autonomie et qualité de vie — même lorsque la main est au cœur de l’activité quotidienne.